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mongolie2009

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samedi 21 mars 2009

La Mongolie

La République de Mongolie (en Mongol Монгол Улс) est un pays d'Asie, enclavé entre la Russie au nord et la Chine au sud. Sa capitale et plus grande ville est Oulan-Bator (Ulaanbaatar), la langue officielle est le khalkha et la monnaie le tugrik. La Mongolie fut le centre de l’Empire Mongol au XIIIe siècle, elle fut ensuite gouvernée par la dynastie Mandchoue Qing de la fin du XVIIe siècle à 1911, date à laquelle un gouvernement indépendant fut formé avec l’aide de la Russie. Après la fin de la Guerre Froide et la chute du communisme en Mongolie en 1990, le pays adopta une constitution démocratique en 1992. Son territoire est immense, mais possède très peu de terres arables, le pays étant couvert de steppes arides avec des zones montagneuses au nord et à l’ouest et le désert de Gobi au sud. Près de 30% des 2,8 millions d’habitants sont nomades ou semi-nomades. La religion principale est le bouddhisme tibétain et la majorité des citoyens (80%) sont d’origine mongole, il existe néanmoins des minorités kazakhes surtout à l’ouest. Près d’un tiers des habitants vivent dans la capitale Oulan-Bator.

1. Histoire

Au cours de l'histoire beaucoup d'ethnies ont peuplé le territoire actuel de la Mongolie. La plupart étaient nomades, et formaient des confédérations plus ou moins puissantes. La première puissance à émerger est celles des Xiongnu vers -245. Ils deviennent les principaux ennemis de la Chine pour les siècles qui suivent, et la Grande muraille de Chine fut construite en partie pour se protéger des incursions des Xiongnu. Certains historiens pensent que les Huns descendent des Xiongnu. Après la disparition des Xiongnu, apparaissent les Ruanruan, qui sont à leur tour supplantés par les Köktürks (ou Turcs bleus) qui dominent la région du VIe au VIIIe siècle. Au VIIIe siècle apparaissent les ancêtres des Ouïghours, puis les Khitans et les Jurchen. Vers le Xe siècle le territoire est peuplé de Mongols qui seraient une branche du peuple Xianbei. À cette période le pays est divisé en plusieurs tribus liées par des alliances et en guerre perpétuelle. Au XIIIe siècle, un chef nommé Temudjin unifie les tribus mongoles, prend le nom de Gengis Khan et créé un empire, œuvre poursuivie par ses successeurs Ögödei, Güyük, Möngke et Khubilai. Cet empire commence à s'effondrer en 1386, avec la perte de la Chine. Au XVIe siècle, sous le règne d'Altan Khan, les Mongols se convertissent au bouddhisme tibétain. Un siècle plus tard, ils tombent sous la domination des Mandchous, et les soutiennent pour la conquête de l'intérieur de la Chine. Leur pays est transformé en deux provinces chinoises, la Mongolie intérieure et la Mongolie extérieure. Après l'invasion russe de la fin du XVIIe siècle, la Mongolie du nord (la région du lac Baïkal) est annexée par la Russie. L'indépendance de la Mongolie extérieure est déclarée le 11 juillet 1921 à la suite d'une révolution menée par Sukhbaatar ; mais il n'y a pas de gouvernement indépendant avant 1924, lorsqu’est mise en place la République populaire mongole avec le soutien de l'URSS. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les alliés soviétiques ont défendu la Mongolie face au Japon. Le 20 octobre 1945, par référendum, les Mongols votent pour l'indépendance vis-à-vis de la Chine (97,8 % de oui ; 98,4 % de participation) sous le contrôle de l'Armée rouge. La République populaire mongole fut reconnue à la fois par la République de Chine et la République populaire de Chine.

Le pays s'est cependant rapproché des Soviétiques après 1958 et a abrité de nombreuses bases soviétiques pendant la Guerre froide. La Mongolie a rejoint les Nations unies en 1961.

En 1990, le parti communiste a relâché son contrôle sur le gouvernement. En 1992, la république populaire a été abandonnée et a été remplacée par un État hybride, entre système parlementaire et système présidentiel.

2. Géographie

La plus grande partie du pays est constituée de steppes. La desertification touche 140 000 des 1 565 500 km²2. Le Désert de Gobi recouvre une partie du sud du pays, alors qu'au nord et à l'ouest, se trouvent des régions montagneuses aux forêts abondantes. Le point culminant du pays est le Nayramadlin Orgil (Huyten Orgil) à 4374 m. Le climat est chaud en été et extrêmement froid en hiver, avec des températures pouvant descendre jusqu'à -30°C. Le pays est aussi sujet au zud ou dzud une sorte de blizzard meurtrier. Oulan-Bator est la capitale du monde possédant la plus basse moyenne de température. Le pays a une moyenne de 257 jours sans nuage et se trouve généralement au cœur d’un système de haute-pression. Les précipitations sont plus importantes au nord avec une moyenne de 20 à 35 cm par an et décroissent vers le sud. L’extrême sud étant occupé par le Gobi certaines régions ne reçoivent aucune précipitation durant des années.

La Mongolie est divisée en 21 provinces ou aymguud (sing. aimag ou aymag) et 1 municipalité (khot) avec statut de province. Les aymguud sont eux-mêmes subdivisés en 315 districts ou Somon (sing. Sum).

3. Politique

La Mongolie a un exécutif bicéphale, avec à la tête de l'État un Président élu et à la tête du gouvernement un Premier ministre. Le Parlement, appelé le Grand Khoural, comporte 76 sièges. Le parti dominant en Mongolie est le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM) formé par les anciens communistes mongols après la Guerre froide. Le principal parti d'opposition est le Parti démocratique qui a contrôlé une coalition au pouvoir entre 1996 et 2000. Cette coalition, n'ayant réussi ni à maintenir sa cohésion ni à régler les problèmes économiques du pays, a été très lourdement sanctionnée par les électeurs en 2000 : ils ont donné la victoire au PRPM avec une écrasante majorité. Durant les élections législatives du 27 juin 2004, le PRPM et l'opposition ont obtenu un nombre égal de sièges. Afin que le développement de la Mongolie ne soit pas entravé par des crises politiques, ils ont décidé d'élaborer un programme commun et de former un gouvernement d'union nationale. Tsakhiagiyn Elbegdorj, issu du Parti démocratique, a été nommé Premier ministre, tandis qu'un communiste est devenu président du Grand Khoural. À l'issue de l'élection présidentielle du 22 mai 2005, l'ancien Premier ministre Nambaryn Enkhbayar, candidat du PRPM, a été élu président de la République avec 53,4 % des suffrages exprimés. Son principal adversaire, Mendsaikhanin Enkhsaikhan, candidat du Parti démocratique, a obtenu 20 % des voix. Enkhbayar a débuté son mandat à la fin du mois de juin 2005 en remplaçant le président Natsagiyn Bagabandi, lui aussi issu du PRPM, qui ne s'était pas représenté au mandat suprême. Le 11 janvier 2006, le PRPM décidait de quitter la coalition gouvernementale avec le Parti démocratique arguant de la mauvaise gestion économique et de la forte inflation du tugrik. Le Parti démocratique considérait que le départ du PRPM était dû à la lutte contre la corruption lancée par Elbegdorj. Conséquence du retrait du PRPM de la coalition, les 10 ministres du PRPM quittaient le gouvernement. Le 13, Elbegdorj démissionnait de son poste de premier ministre et le gouvernement était dissous par le Grand Houral. Le PRPM formait une nouvelle coalition avec des petits partis et le secrétaire général du PRPM Miyeegombo Enkhbold était investi premier ministre le 24 janvier.

4. Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. Bien que la majorité de la population soit d’origine mongole, il existe une forte minorité de Kazakh, Tuvan et Tungus. Le taux d’accroissement de la population est estimé à 1.54% (recensement de 2000). Près des 2/3 de la population est âgé de moins de 30 ans et 36% moins de 14. Environ 50% des mongols sont bouddhistes tibétains, 40% athéiste, 6% chamaniste ou chrétien, et 4% musulman. La population est de plus en plus urbanisée, près de la moitié vivant dans la capitale et les centres provinciaux. La vie semi-nomade reste prédominante dans les campagnes où les familles vivent dans des villages durant le rude hiver et dans des gers durant l’été.

5. Économie

Les ressources naturelles de la Mongolie sont constituées par les minéraux (cuivre, molybdène, fluorine, tungstène) et les pierres précieuses et semi-précieuses, dont de l'or. On trouve aussi du charbon, ainsi que du pétrole dans une moindre mesure, mais qui n'est pas exploité par manque d'infrastructure. Tous ces produits représentent, en valeur, les deux tiers des exportations mongoles. Durant les 6 premiers mois de 2004, 287 000 tonnes de minerais concentrés de cuivre ont été exportés, pour la somme de 138 millions de dollars US. C'est presque la moitié du total de toutes les exportations (307 millions de dollars pour cette même période). Cette situation rend la Mongolie vulnérable aux variations des cours des matières premières: le prix des minerais de cuivre a chuté de 54,3% entre 1995 et 2001. Environ la moitié de la population loge dans des yourtes. Un tiers des Mongols sont de purs nomades, qui vivent de l'élevage de petits chevaux, des moutons, des chèvres et des yacks. Grâce à eux, la Mongolie est exportatrice de produits d'origine animale: viande, laine et poils d'animaux, dont le cachemire (1er producteur mondial; 2ème ressource nationale après le cuivre). Jusque dans les années 1970, avant la mise en service de mines comme celle d'Erdenet, l'élevage et les industries qui leur étaient liées constituaient de loin la première ressource du pays.

L'industrie textile intervient pour un quart des exportations, mais 85% des usines sont à capitaux étrangers (surtout chinois) ou mixtes. Elles utilisent des matériaux importés, comme le coton. Malgré la pratique de l'élevage et la culture du blé, la Mongolie ne peut pas subvenir à ses besoins alimentaires. Ceci contribue au déficit chronique de sa balance commerciale et à son endettement.

Après des décennies d'économie planifiée, ce pays a effectué une difficile transition vers l'économie de marché. L'inflation a atteint 325% en 1992, après l'effondrement du régime communiste, mais elle a par la suite été maîtrisée. En 1998, on estimait que le taux de chômage était de 15% de la population active et qu'il atteignait 30% en zone urbaine. En 2002, le salaire mensuel moyen n'était que de 75 500 tugrigs (soit environ 68 euros). Bien que le chômage sévisse surtout en ville, le niveau de vie y est plus élevé qu'à la campagne. Le pays a une dette considérable de 11 milliards de dollars vis-à-vis de la Russie. Le Mongolie a rejoint l'Organisation Mondiale du Commerce en 1997.

6. Culture

Combat traditionnel de Burumbators (guerriers) au festival Naadam près de Oulan-Bator Le festival principal est le Naadam, qui célèbre l'indépendance de la Mongolie par rapport à la Chine. Il a lieu en juillet et se compose des sports traditionnels mongols : tir à l'arc, courses de chevaux, lutte mongole. Les courses de chevaux ne sont pas les mêmes qu'en occident. Il s'agit de longues courses dans la campagne, les chevaux de 2 ans parcourent 15 km et les adultes 75 km. Chaque famille peut y présenter un cheval. Les chevaux sont montés par des enfants de moins de 12 ans. On dit qu'un cheval montre sa bravoure et peut être conduit même par un tout petit. Le vainqueur de la course rapporte un grand honneur pour toute sa famille. Le symbole national qui est présent sur le drapeau, le soyombo est un symbole bouddhiste qui représente le soleil, la lune, les étoiles et la cosmologie traditionnelle tibétaine.

Bilan projet Mongolie 2007

Semaine de découverte : 5 juillet-14 juillet 2007

Dans un premier temps, il nous a semblé indispensable de prendre quelques jours de repos et de visites avant notre départ pour Delgerekh et le début de notre chantier. Nous avons donc choisi de travailler avec « Scoutour », une association scoute mongole ayant pour but de faire découvrir, aux scouts étrangers, leur pays et leur civilisation. Nous avons donc logé dans une « guesthouse », c’est à dire un appartement pour touriste. Accueillis par les scouts de Mongolie, ils se sont occupés de nous, durant notre séjour à Oulan Bator, la capitale de la Mongolie. Ces premiers échanges furent indispensables à la réalisation de notre projet, et nous ont mis en confiance avec la population mongole.

Nous avons donc visité toute la capitale avec notre guide scoute (temples, musés, marchés, etc.). Si nous avons décidé de rester à Oulan Bator pendant 9 jours, c’était tout particulièrement pour assister aux fêtes de Nadaam : le 11, 12, 13 juillet. Ce sont les fêtes nationales de Mongolie. Les mongols s’affrontent aux tirs à l’arc, aux courses de chevaux et à la lutte mongole (sport national). C’est aussi une fête familiale, où toute la famille est réunie. Nous avons eu la chance d’assister à la lutte mongole dans le stade national de Mongolie.

Après ces jours de fêtes, notre intégration avait bien démarré. Mais, nous n’oublions pas pour autant notre projet et nous prîmes contact avec les dirigeants de Delgerekh. L’ambassade de France et les scouts mongols ont facilité les contacts et la communication pour rencontrer les élus de Delgerekh afin de planifier notre voyage. Grace à leurs conseils et guidance, nous avons acheté avec l’aide des scouts mongols tous le matériel dont nous aurions besoin pour la construction de nos tables à Delgerekh.

Projet à Delgerekh : 14 juillet- 2 août 2007

À notre arrivée à Delgerekh, nous avons été accueillis par le personnel de l’école de Delgerekh. Nous logions dans les dortoirs de l’école. C’est avec une grande hospitalité et une grande générosité que la population de Delgerekh nous a reçus. Immédiatement, se créent des liens très forts avec l’ensemble de cette population. Nous avons fait connaissance de tous les enfants de Delgerekh. C’est avec eux que nous avons passé la plus part de notre temps. Notre première semaine a principalement été l’occasion de découvrir la région du désert de Gobi. Certain membre du village, nous ont emmenés dans le désert de Gobi à la rencontre des populations nomades. Nous avons ainsi eu l’occasion de déjeuner dans des yourtes et de visiter des lieux de prière. Trois mongols, professeurs d’anglais, nous accompagnaient afin de communiquer avec la population. Leur aide a été indispensable.

Il est ensuite venu le temps de commencer notre chantier. C’est ainsi que nous avons commencé à scier, viser, poncer pour la construction de nos tables. Nous avons suivi les plans que nous avions effectués en France. Mais très vite, nous avons dû improviser car les conditions de travail n’ont pas été celles que nous avions espérées. En effet, le bois et les vis d’origine chinoise étaient de très mauvaise qualité. La solidité et la stabilité des tables devenaient un réel problème. De plus les outils de travail, n’étaient pas à la hauteur de nos espérances. Heureusement que dans nos bagages, nous avions prévu quelques outils peu encombrants mais indispensables comme des tournevis, pinces, cependant limité en quantité à cause de la masse des sacs dans l’avion. En récupérant des armatures en métal d’anciennes tables de classes, nous avons pu continuer et finir notre projet. Les problèmes avaient été résolus. Il ne restait plus qu’à peindre les 15 tables en bleu. La directrice nous a fait part de son entière satisfaction, ce qui nous a encouragés. Nous avons aussi fait un don de 300 Euros à l’école afin qu’ils puissent au mieux préparer leur rentrée scolaire et peut- être prévoir un voyage scolaire en France.

Tables que nous avons construites à Delgerekh

Après le travail manuel, nous avons aussi durant notre séjour à Delgerekh, donné des cours de français pendant deux heures chaque jour. Après avoir bâti ensemble un petit programme, nous nous sommes relayés durant les 10 jours de cours de français. Histoire de la France et ses traditions, phrases indispensables à la communication, ont été l’essentiel de nos cours. Une vingtaine d’enfants étaient présents à chaque cours.

	Nous avons aussi proposé des activités aux enfants du village. Je n’en citerais que quelques unes, comme les animations sportives autour d’un ballon, les animations avec des scoubidous, des perles, des jeux que nous avions ramenés de France, chansons et distribution de confiseries, telle furent nos principales occupations.

C’est ainsi que nous avons joué avec eux pendant ces 15 jours. Ce fut les moments les plus enthousiasmants de notre projet.

Rassemblement scout « 3rd Rover Moot » : 2 août- 4 août 2007

Le Rover Moot est un rassemblement pour tous les jeunes de Mongolie, organisé par les scouts de Mongolie. Ce rassemblement propose aux jeunes de se retrouver afin de partager ensemble des activités sportives et culturelles. Nous avons donc participé à ce rassemblement avec une autre équipe de scoute française ainsi qu’avec des scouts danois. Ce fut un grand moment d’échange et de complicité scoute. Nous en avons profité pour fêter le centenaire du scoutisme.

L'équipe

Benjamin Cabanes

Âgé de 21 ans Benjamin Cabanes est étudiant en école d’ingénieur à l’ESTACA (Ecole Supérieur des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile) à Levallois-Perret (92). Il possède une expérience de 10 ans de scoutisme. Actuellement, il est chef scout au sein de la branche Pionnière (14-17 ans) du groupe Louis Mouret de Salon de Provence. Benjamin est aussi chargé de mission, par le National Scouts & Guides de France, des relations scoutes Franco-mongoles. Il est membre titulaire du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), représentant les Scouts & Guides de France.

Jean Claude Mir

Âgé de 21 ans, Jean Claude Mir est en deuxième année d'étude en soins infirmier. La bonne humeur et l'esprit d'équipe sont ses leitmotivs. Jean Claude est chef depuis 2 ans au sein de la branche pionnière (14-17 ans) du groupe Louis Mouret de Salon de Provence. Ce passionné de sport est, depuis deux ans, sapeur pompier volontaire au Centre de Secours de Pélissanne . Jean Claude possède le CFAPSE, le BSB et est en cours de formation BAFA.

Jean Baptiste Ravanas

Âgé de 21 ans, Jean-Baptiste RAVANAS est actuellement en master 1 de droit à la faculté d’Aix en Provence. Il projette, prochainement, d’intégrer un cursus d’école de commerce. Par ailleurs, membres des Scouts et Guides de France depuis son plus jeune âge, Jean Baptiste Ravanas est responsable d’unité de la branche pionnière (14-17 ans) du groupe Louis Mouret de Salon de Provence. Jean Baptiste est titulaire du BAFA.

Nos motivations

Benjamin Cabanes :

Dans un monde où la violence et l’ignorance prennent souvent le pas sur la solidarité et la tolérance, il m’a semblé important, en tant que jeune, de m’engager et d’agir pour les autres. C’est donc en ce sens que je conçois ce projet en Mongolie. En effet, je désire prouver qu’il est possible d’apporter une aide même modeste à des populations qui en ont le plus besoin. La Mongolie est aussi une source de motivation supplémentaire : en effet c’est un des pays les plus isolés au monde et l’aide humanitaire y est peu développé. Soucieux des bénéfices culturels et intellectuels que va me procurer la réalisation du projet, je relativise avec lucidité le bénéfice de notre aide sur place. Je conçois donc ce projet comme la possibilité de me rendre compte de la notion « d’aide humanitaire » et j’espère ainsi mieux comprendre les réels besoins d’une certaine population et les réelles attentes que ce peuple a envers le monde occidental. Ce projet amènera donc une réflexion plus personnelle sur mon rôle à tenir au sein de la communauté internationale, c’est donc en ce sens que notre action me semble la plus profonde. Si cette action me tient tant à cœur, c’est que je crois que ce projet est une phase primordiale dans ma construction personnelle et dans ma vision du monde.

Jean Claude Mir :

Voilà maintenant deux que je suis chef au sein du groupe Louis Mouret, deux ans que j'essaie de transmettre, aux jeunes que j'encadre, certaines valeurs telles que le partage, le dépassement de soi, l'ouverture aux autres et au monde. Valeurs facile à sermonner mais tellement dur à appliquer au quotidien. J'essaie le plus possible de mettre en adéquations mes actes de tous les jours et ce que j'apprends aux jeunes le week-end, mais avoue ne pas toujours y arriver...

Lorsque Benjamin m'a proposé de l'accompagner dans son projet en Mongolie, je l'ai suivi sans grandes hésitations, je l'avoue dans un premier temps très utopique quant à notre action là-bas mais j'ai essayé de gagner en modestie avec le temps. Je vois dans ce projet l'occasion de rencontrer un autre peuple, une autre culture et se rendre utile dans le respect de ces valeurs si durs à appliquer au quotidien mais tellement importantes à mes yeux. J'ai pleinement conscience du fait que l'on ne part pas pour "sauver le monde", j'essaie d'avoir la plus grande modestie dans ce projet, j'espère simplement pouvoir réussir à apporter aux personnes que nous rencontrerons les choses que j'aime donner au quotidien dans mes activités d'infirmier et de sapeur pompier, dans l'espoir que cela soit utile à quelqu'un.

Notre projet n'est pas centré sur nos actions mais surtout sur l'échange que peut apporter un projet de solidarité, car l'échange c'est donner mais aussi accepter de recevoir et je pense que le peuple mongol a beaucoup à nous apprendre.

Jean Baptiste Ravanas :

« Etre acteur et non spectateur », c’est peut être là ma motivation essentielle. En effet, dans un monde en perpétuelle mutation, où l’individualisme tend à primer sur le collectif, où l’ignorance gagne du terrain, il me semble important, plus que jamais d’être acteur, constructeur d’avenir.

Si être acteur, c’est oser s’engager dans des projets ambitieux, en prenant des responsabilités.. Si être acteur, c’est oser la rencontre, en découvrant l’autre dans toute son humanité… Si être acteur, c’est oser se remettre en question, en prenant le temps de la réflexion… Alors, assurément, je souhaite être un acteur !

Le Projet Mongolie 2009, fait partie de ces aventures qui permettent de dépasser ses limites, d’agir en responsable. Evidemment, l’aide apportée est modeste, mais n’est ce pas pierre après pierre, que les plus beaux édifices voient le jour ?

Aujourd’hui, si je m’engage dans ce projet, c’est pour me mettre au service de ceux qui en éprouvent le besoin, c’est pour être en contact direct avec les réalités de ce monde. Enfin, si je m’engage dans ce projet, c’est pour porter mon regard, sur des paysages désertiques, sur des horizons imprégnés d’infini, sur l’Homme en ce qu’il a de plus humain…

Les Objectifs

Introduction

Le projet Mongolie 2009 s’inscrit dans la continuité du projet Mongolie 2007.En effet, il se construit aussi autour de deux thématiques : La solidarité et le développement du partenariat entre les Scouts et Guides de France et les Scouts mongols (The Scout Association of Mongolia). D’autre part, il nous semblait intéressant d’honorer 800 ans d’amitié franco-mongole initié au 13ième siècle par Saint Louis. En effet, ce dernier avait envoyé le moine franciscain Guillaume de Rubrouk à la rencontre de Gengis Khan, le plus grand conquérant de tous les temps. Ainsi, nous nous sommes engagés à vivre en équipe, pour réaliser des projets communs, et pour construire un projet personnel. C’est ainsi qu’après plusieurs réunions et de longues concertations nous avons élaboré les objectifs de notre projet. En voici les modalités :

Développement du partenariat : Scoutisme français – Scoutisme mongol

Depuis 2006, des équipes de jeunes (18ans-25ans) Scouts et Guides de France viennent en Mongolie afin d’effectuer des projets de solidarité au près de populations qui en ont le plus besoin. Depuis 2007, ces équipes travaillent avec les scouts mongols afin d’élaborer des projets d’éducation et de sensibilisation au près de la jeunesse mongole. Ainsi, en partenariat, avec son excellence Patrick Chrismant, ambassadeur de France en Mongolie, et l’alliance française, nous souhaitons définir une stratégie d’action solidaire en Mongolie. Cette stratégie, passe par les échanges de jeunes entre nos deux associations et la formation de ses membres. Nous devons ainsi évaluer ensemble, les besoins et les attentes de nos deux associations.

Solidarité

En collaboration avec l’association Projet Mongolie (http://www.projetsmongolie.org/), association qui participe au développement de la Mongolie à travers des actions de solidarité : - Nous participerons à l’animation d’un orphelinat mongol au nord de la capitale Oulan-Bator. - Nous participerons aussi à la vie quotidienne et à l’animation dans les classes.

Nous regagnerons ensuite Delgerekh afin de créer un foyer pour jeune : - Achat des fournitures scolaires à Oulan Bator - Acheminement du matériel - Installation du matériel - Animation pour les plus jeunes

La période que nous avons choisi, pour effectuer notre projet, n’est pas anodine. En effet, Noël est synonyme, pour nous occidentaux, de fête en famille, de bon repas, de trêve des conflit, d’amour et de respect. Ainsi, il nous a semblé intéressant de transporter toutes ces valeurs et de les partager avec des enfants et leurs familles. Ce projet nous permettra donc de mettre en pratique nos valeurs scoutes, et agir ensemble par notre action de service. Nous partagerons aussi notre savoir faire, notre culture.

Compte-rendu du projet

Afin que ce projet porte pleinement ces fruits, nous avons prévu de réaliser un compte-rendu. Nous voulons donc réaliser un montage vidéos-photos afin de présenter l’aboutissement de notre projet à nos familles, nos amis et partenaires qui nous ont aidés dans la réalisation de ce voyage. Ce compte-rendu sera un moyen de témoigner, de partager notre expérience avec ceux qui nous ont soutenus dans notre action, de faire découvrir la Mongolie et bien sûr d’inciter le plus grand nombre à effectuer des projets de solidarité internationale.

mardi 10 février 2009

Projet Chefs Pio: MONGOLIE 2009

Si nous n’avons pas pour ambition de changer le monde, c’est tout de même avec le profond désir d’agir pour les autres que nous avons décidé de construire ce projet de solidarité et de rencontre. Nous envisageons d’agir selon nos moyens, avec la profonde volonté d’apporter notre petite contribution aux problèmes de notre temps, telle que la pauvreté et l’exclusion.

C’est dans cet esprit que j’avais bâti, en 2007, mon projet de solidarité et de rencontre en Mongolie. Depuis, ce fabuleux projet, je ne pense qu’à retourner en Mongolie afin de continuer cette première action. J’ai été chargé depuis 2007, par les scouts et guides de France, de m’occuper des relations scoutes Franco-mongoles. C’est ainsi que j’ai décidé, avec ma nouvelle équipe de construire un nouveau projet de solidarité et de rencontre.



Ainsi, nous souhaitons apporter une aide solidaire concrète dans un orphelinat en Mongolie à Oulan-Bator. Dans un premier temps nous allons participer à la vie quotidienne et à l’animation du centre avec les enfants. C’est ici, que nous célébrerons Noël. Le choix de la Mongolie est aussi un élément essentiel de notre projet. En effet, la Mongolie est l’un des pays les plus isolés du monde et nous souhaitons participer à un échange culturel.

Ce projet doit être un moyen de rencontre qui nous permettra d’apprendre, de découvrir et d’échanger. Nous partirons ensuite vers Delgerekh, village retiré, du désert de Gobi. Nous continuerons l’action initiée en 2007 en développant un foyer pour jeunes. Nous rencontrerons la population locale afin de découvrir cette civilisation. Sachant qu’il existe de nombreuses difficultés liées à la langue, l’isolement, l’éloignement, et la différence de culture, ce voyage est aussi un défi d’autonomie, de responsabilité et d’engagement pour notre équipe. C’est donc à travers le mouvement Scouts et Guides de France que nous espérons servir, agir et partager notre savoir faire, nos expériences et notre culture. En tant que citoyen, ce projet est aussi un moyen de mettre en pratique notre sens des responsabilités, de la solidarité, de l’initiative, de la créativité et de l’autonomie.

Si, ce projet nous tient tant à cœur, c’est que, en tant que jeunes motivés et avides de découvrir le monde, nous avons la profonde conviction d’être capables d’apporter de l’aide et de la joie à des populations qui en ont le plus besoin.

Benjamin Cabanes, Chargé de mission Relations Franco-Mongole.